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mardi 22 février 2011

Communiqué du Mouvement Ettajdid: Solidarité avec la Révolution du Peuple Libyen

Le Mouvement Ettajdid exprime ses vives protestations contre la répression sanglante par les forces de police libyennes, aidées par des bandes de mercenaires étrangers, des manifestations pacifiques de larges couches de la population exigeant la reconnaissance des libertés et la lutte contre la corruption qui règne dans les milieux du pouvoir, y compris chez  le colonel Kaddafi qui tient sans partage les rênes du pouvoir depuis plus de quarante ans.

Le Mouvement s’incline respectueusement à la mémoire des martyrs de la révolution libyenne, héritiers du grand militant libyen et maghrébin Omar Mokhtar.
 Il adresse un message de solidarité et de sympathie au peuple libyen frère et appelle toutes les forces démocratiques dans le monde à accentuer leur pression sur le pouvoir dictatorial libyen afin qu’il mette un terme à la tuerie en cours et accède immédiatement aux revendications légitimes des manifestants.

Tunis, le 21 février 2011

p. le Mouvement Ettajdid
Jounaïdi Abdeljaoued

Ce que ne dit pas le texte de la pétition de soutien au conseil national de protection de la révolution

By Hichem SKIK (indépendant)

Ce que ne dit pas le texte de la pétition, c'est que les promoteurs de ce Conseil -
réunis dans ce qui s'appelle le Front du 24 janvier(d'Ennahdha au POCT, en passant par plusieurs partis et groupes nationalistes, baathistes..., en plus de L'UGTT et du Conseil de l'Ordre des avocats (qui ont une attitude et des ambitions politiques pour le moins ambiguës)- demandent, dans un document officiel(que les auteurs de la pétition auraient dû, par honnêteté, joindre pour que les signataires éventuels soient bien informés de ce qui leur est réellement demandé) que ce conseil ait des prérogatives à la fois exécutives ( "superviser l'action du gouvernement, des 3 commissions chargées de préparer les instruments juridiques du futur Etat démocratique et d'enquêter sur le comportements de la police et sur la corruption, accepter ou refuser la nomination des hauts fonctionnaires...) , législatives (révision et promulgation des lois...) et même constitutionnelles(révision de la constitution): des pouvoirs absolus qu'aucun dictateur n'a jamais détenus!

2 cerises sur le gâteau :
1- Le conseil se donne le droit de superviser même l’information et…la justice !!!
2- Alors qu’ils considèrent que « le gouvernement est illégitime, car nommé par le président provisoire de la république, lui-même illégitime car issu du parlement illégitime de B.Ali… », ils n’éprouvent aucune gêne à « demander que ce conseil soit créé par un décret-loi du…président provisoires » !!!

Pour cette raison, Ettajdid, le PDP, les Femmes Démocrates, le Syndicat des journalistes...qui ont participé aux discussions préliminaires, ont refusé cette démarche et demandent que ce conseil- qui doit comprendre toutes les sensibilités- ait un rôle politique et moral de vigilance à l'égard du processus en cours, émettant des avis, attirant l'attention, critiquant...bref : se faisant le porte-parole de l'opinion publique au sujet de l’action du gouvernement , des commissions, des médias etc..

Il faut ajouter que, à l’heure où notre pays est encore dans la phase la plus critique de sa révolution et a un besoin vital de s’unifier pour faire face aux multiples dangers qui le guettent, cette initiative a créé une division grave entre les organisations qui le soutiennent et organisent des manifestations pour le faire aboutir, et ceux qui trouvent que ce pouvoir auto-proclamé risque de faire double emploi avec les institutions qu’on s’est données( et qu’on doit beaucoup améliorer !) . Le plus inquiétant est que cette initiative est en train de créer des divisions au sein même des organisations de la société (UGTT, Ligue des droits de l’homme, Association des magistrats) à propos des décisions de ce conseil, ce qui ne peut qu’affaiblir la société civile et, par là même des structures de la révolution(voir, par exemple le document joint sur l’Association des magistrats).

Hichem SKIK

samedi 19 février 2011

A propos du « Conseil de la défense de la Révolution »



Le Mouvement Ettajdid : « Un moyen pour s’approprier la totalité du pouvoir »
Suite à l’annonce faite par un certain nombre de partis politiques et d’associations de la constitution d’un « Conseil de défense de la révolution », le Mouvement Ettajdid a publié un communiqué dans lequel il apporte les précisions suivantes :
  • 1/ Nous avons été surpris de cette annonce, alors que les consultations autour de cette question sont toujours en cours et que la dernière réunion à laquelle nous avons participé n’avait pas abouti à un accord définitif entre toutes les parties participantes. Dès lors, nous sommes en droit d’exprimer notre étonnement devant cette décision précipitée et unilatérale.
  • 2/ Le Mouvement Ettajdid a exprimé, lors de toutes les réunions consultatives, l’opinion que la constitution d’une instance de surveillance qui jouerait le rôle d’un contre-pouvoir et d’un moyen de continuer la pression et la vigilance afin que les acquis de la révolution ne soient pas usurpés était la bienvenue. Il a, en même temps, exprimé son refus de toute structure qui pourrait se transformer en un des mécanismes du pouvoir.
  • 3/Les prérogatives assignées à ce conseil, d’après l’annonce de sa constitution, en font un moyen pour confisquer la totalité du pouvoir et soumettre le gouvernement de transition et les commissions à la volonté de groupes qui se sont autoproclamés, en porte-paroles de la « légitimité révolutionnaire », s’octroyant, par là- même, et sans aucune procuration du peuple, de larges prérogatives qui reviennent, en principe, aux pouvoirs exécutif, législatif et même constituant.
  • 4/ La demande de création de ce conseil par décret-loi, ce qui en ferait le principal dépositaire du pouvoir, en vertu des prérogatives qu’il s’est octroyées, va engendrer une dualité au sein du pouvoir qui pourrait mener vers une crise politique susceptible d’entraver la transition vers la démocratie et la réalisation des objectifs de la révolution.
  • 5/ Les promoteurs de ce projet tombent dans une contradiction patente en refusant toute légitimité aux structures transitoires de la révolution tout en cherchant à obtenir une légitimité qui leur serait octroyée par une instance à laquelle ils ont préalablement ôté toute légitimité. Eux qui prétendent détenir la légitimité révolutionnaire, veulent que le Président provisoire qui n’a, à leurs yeux, aucune légitimité, les intronise en vertu d’un décret-loi que lui a délégué par un parlement dont ils ont demandé la dissolution.
Comment peut-on prétendre détenir la légitimité révolutionnaire et, en même temps, demander sa propre légitimité à un Président provisoire qui, lui-même, détient la sienne d’une instance législative dépourvue de légitimité ?
Tunis le 16/02/2011
Le Mouvement Ettajdid
Jounaidi Abdejaoued

dimanche 6 février 2011

Communiqué du mouvement Ettajdid pour le soutien du peuple Egyptien et son Intifadha héroïque



Le mouvement Ettajdid exprime son soutien au peuple frère d’Egypte dans sa révolte bénie contre le régime despotique et corrompu dirigé par Hosni Moubarak depuis trois décennies et salue son audacieuse Intifadha qui aspire au renversement de ce régime, cette Intifadha qui s’est inspirée, dans nombre de ses slogans et formulations de ses exigences, de la révolte de notre peuple, qui a destitué le tyran Ben Ali depuis deux semaines.     
L’indéniable convergence des destins de nos deux peuples frères se dessine à travers les ressemblances extrêmes dans le déroulement des deux révolutions tunisienne et égyptienne, ainsi qu’à travers les souffrances et les défis communs des deux peuples. En effet, en ayant recours aux tirs à balles réelles et au recrutement de bandes criminelles, qui pillent les biens publics et privés et qui répandent le chaos et la destruction dans le but de terroriser les citoyens et de pervertir l’image de la révolution, le régime dictatorial a fait preuve d’une violente répression qui a causé des dizaines de martyrs et des centaines de victimes innocentes, entre morts et blessés, comme ce fut le cas du régime tunisien révolu.           
La révolution héroïque du peuple égyptien commence à porter ses fruits et le régime actuel fut contraint de céder du terrain et proposer des compromis. Cependant, et dans une tentative de rester en place, celui-ci se débat encore remplaçant quelques symboles de l’autorité par d’autres issus du même système et en faisant des promesses de changement qui n’ont pas réussi à tromper le peuple en colère.
Le mouvement Ettajdid, s’inclinant devant les martyrs de la révolution du peuple égyptien, digne du plus grand respect et de la plus vive admiration – ce peuple qui a soutenu de toutes ses forces l’illustre révolution du 14 janvier, agitant côte à côte le drapeau de la Tunisie et celui de notre bien aimée Egypte – tient également à exprimer sa confiance la plus totale dans la poursuite de l’Intifadha du peuple égyptien jusqu’à atteindre complètement ses objectifs et jusqu’à exaucer son désir de liberté, de démocratie, de dignité nationale et de bâtir un nouveau régime dont le peuple sera le seul maître et où L’Egypte réintégrera son rôle de leader dans la lutte des peuples arabes contre les plans d’accaparement et d’emprise coloniaux dans la région.         
Le mouvement appelle tout le peuple tunisien et ses élites à exprimer leur soutien et leur aide effective à l’Intifadha du peuple frère égyptien, et ce à travers différentes manières, actions et initiatives, notamment le rassemblement devant l’ambassade de la république Égyptienne à Tunis, afin de transmettre les sentiments de solidarité et de sympathie qu’éprouve le peuple tunisien et ses forces progressistes et démocratiques, spécifiquement pour les luttes et les demandes du grand peuple d’Egypte.    

Vive la révolution du fier peuple égyptien
Vive la glorieuse révolution tunisienne

En soutien à toutes les révolutions vers la liberté dans le monde


Tunis, le 31 janvier 2011                                                                                     
                                                                                                                             Mouvement Ettajdid

                                      (Jonaidi Abdeljaouad. Trad. Lilia Bacha)
                                                                                                                 

 






lundi 31 janvier 2011

Le mouvement ettajdid France adhère à cet appel et partage les revendications qu'il contient

Respect du droit à manifester et vigilance 

Le Bureau National de l’Association des Tunisiens en France a appris avec inquiétude les violences qui ont eu lieu ces deux derniers jours à Tunis. 

Le 28 janvier 2011 au soir, lors de l’évacuation de la place de la Casbah, (lieu du Palais du Gouvernement) un groupe d’individus suspects s’est infiltré dans le rassemblement des citoyens qui occupaient la place depuis une semaine et qui réclamaient la dissolution du gouvernement d'union nationale. Ces individus ont agressé les manifestants et se sont livrés à des provocations avant que la police n'intervienne avec une violence disproportionnée pour faire évacuer la place sans faire de distinction entre les citoyens manifestants et les provocateurs, usant de façon intensive des bombes lacrymogènes. Des dizaines de blessés ont été enregistrés aux hôpitaux de la Capitale. 

Samedi 29 janvier après-midi, lors d'une manifestation des femmes tunisiennes à laquelle ont appelé l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l'AFTURD, la LTDH et la Commission femmes de l'UGTT et qui était soutenue par des partis démocratiques pour défendre les droits des femmes, une nouvelle fois des groupes d'individus suspects et certains fanatiques intégristes ont agressé les manifestantes.
En plus des insultes et des agressions, des slogans rétrogrades, appelant les manifestantes « à revenir dans leurs cuisines » et portant atteinte à leurs intégrité morale, ont été scandés.

Le Bureau National de l’Association des Tunisiens en France :
- Dénonce fermement la violence qui a marqué l’intervention des forces de l’Ordre à la place de la Casbah.et exige qu’une enquête soit ouverte pour désigner les responsables et les provocateurs.
- Désapprouve la démarche des Autorités de ne pas laisser le temps aux associations de défense des Droite de l’Homme qui se sont proposées volontiers pour intervenir afin d’assurer l’évacuation dans le calme.
- Appelle à l’extrême vigilance face à la multiplication des interventions d’individus suspects qui s’infiltrent dans les manifestations pour les faire dévier de leur caractère pacifique.
- Dénonce les dérives de plus en plus fréquentes de ces groupes et demande au Gouvernement de mettre fin à leurs agissements et d'assurer aux citoyens la liberté de manifesation et d'expression. - Exprime son attachement aux acquis des femmes tunisiennes et son soutien à leur lutte pour l’égalité des droits Femmes/hommes en Tunisie.
- Dénonce tous les propos à caractères sexystes et intégristes avancés par un groupe d'intégristes lors de la manifestation pour la défense des droits des Femmes en Tunisie
- Appelle tous les militants et les militantes et les intellectuels progressistes pour combattre les actions et les idées rétrogrades. 

Le Bureau National de L'ATF
Paris, le 30 janvier 2011

samedi 29 janvier 2011

Compte rendu de la réunion-débat d’Ettajdid France du 28 janvier 2011


Le Mouvement Ettajdid prône une continuité de l’Etat. Cette position l’a fait apparaître dans une partie de l’opinion publique comme un défenseur du RCD.
Le Mouvement Ettajdid ne soutient en aucun cas le RCD. Il soutient un processus politique qui permettra d’assurer la transition démocratique sur la base de conditions formulées lors de sa participation au gouvernement de transition du 16 janvier 2011 et durant l’exercice de ses fonctions de ministre par Ahmed Brahim.
Ahmed Brahim et le Mouvement Ettajdid n’ont jamais demandé à soutenir le gouvernement mais les réformes essentielles demandées à ce gouvernement :
1/ La démission immédiate du RCD, de tous les Ministres appartenant à ce parti.

2/ Le gel de tous les avoirs mobiliers et immobiliers du RCD qui sont les biens du peuple tunisien.

3/ La dissolution des cellules professionnelles du RDC au sein de toutes les entreprises et administrations du pays.
4/ La restitution au peuple de l’argent de l’Etat que la mafia qui a régné sous Ben Ali a spolié.
5/ La prise rapide de mesures concrètes afin d’assainir le climat politique et d’élargir la concertation à tous les partis, organisations et associations indépendantes, sans exclusive, afin de rassurer le peuple ainsi que les investisseurs et de rétablir la confiance dans le processus de réforme politique, économique et sociale, et d'assurer le retour de l’activité économique, à un rythme soutenu afin de garantir la stabilité et la sécurité du pays.
Le Mouvement Ettajdid, se considérant comme un employé du peuple tunisien par le poste de ministre de l’enseignement supérieur occupé par Ahmed Brahim, entend travailler pour le peuple, exprimer leurs demandes et exercer les pressions internes et externes nécessaires à l’aboutissement de celles-ci.
La participation d’Ettajdid, employé du peuple tunisien, est la manière la plus sûre d’assurer l’accompagnement de la révolution et de faire barrage à toute tentative de régression et de retour en arrière.  Ceci étant la meilleure arme contre la corruption et les séquelles de l’ancien régime afin d’aboutir à la rupture totale, demande légitime du peuple, avec le RCD.
Le Mouvement Ettajdid se veut le Mouvement de tous les tunisiens, sans aucune distinction, c’est pourquoi ses portes sont ouvertes à tous et à toutes les discussions.
Le Mouvement Ettajdid demeurera une force de propositions et d’actions pour assurer la vigilance et le processus de transition démocratique.
L’unique mission du mouvement Ettajdid est de répondre aux demandes légitimes du peuple tunisien : la liberté, le changement de paradigme politique et sociétal afin d’aboutir à la démocratie et à un système politique et économique transparent et égalitaire.
Nous appelons le peuple tunisien à la vigilance et nous lui demandons de nous rappeler à l’ordre, chaque fois qu’il l’estimera nécessaire, car nous avons pour mission d’accompagner cette Révolution jusqu’au bout.

Vive le peuple Tunisien et sa jeunesse !
Vive la Tunisie !




Soutenez la demande du Mouvement Ettajdid pour l'ouverture d'une enquête sur les incidents survenus à la Kasbah.

Communiqué au sujet des scènes de violence à la Place du Gouvernement


Immédiatement après l’annonce de la constitution du nouveau gouvernement transitoire, les forces de l’ordre sont intervenues violemment sur la place du gouvernement à la Kasbah pour disperser les grévistes  qui ont fermé les accès du Premier Ministère ainsi que ceux d’autres ministères entravant l’activité du gouvernement depuis plus d’une semaine.

Le Mouvement Ettajdid est conscient de la  responsabilité du gouvernement quant à la sécurité des citoyens, à la sauvegarde des services publics et des propriétés publiques et privées, à la reprise de l’activité  au sein des services des ministères afin de sortir de l’état d’urgence et d’affronter  les tâches urgentes qui l’attendent pour avancer dans la réalisation des objectifs de la révolution.

 Il considère que l’annonce de la nouvelle composition du gouvernement transitoire, l’effet positif qu’elle a eu sur l’opinion publique et l’espoir  qu’elle a laissé entrevoir auraient pu aider à dégager la Place du Gouvernement pacifiquement avec l’aide de toutes les parties – à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement- et ce par l’appel continu au dialogue, à la patience et à la retenue.

Il demande l’ouverture immédiate d’une enquête au sujet des incidents d’hier soir et l’information de l’opinion publique des résultats de cette enquête.

Il demande également la mise en place d’un programme complet de formation et d’encadrement des agents et des cadres de la sécurité afin de les initier aux règles appliquées internationalement dans le comportement avec les citoyens et le maintien de l’ordre.


Tunis le 29/01/2011                                                               Le Mouvement Ettajdid 

vendredi 28 janvier 2011

Manifeste du Mouvement Ettajdid 28-01-2011


Pour que le gouvernement provisoire accomplisse entièrement sa mission sous le contrôle continu du peuple

Après que les figures anciennes aient quitté les ministères de souveraineté, et qu’un nombre important de personnalités nationales connues pour leurs hautes compétences, leur intégrité et qui n’ont pas été compromises avec l’ancien régime, aient rejoint le gouvernement provisoire,
Le mouvement Ettajdid - qui a milité et milite encore pour une rupture totale et définitive avec le régime corrompu et dictatorial et pour une transition pacifique vers un régime démocratique dans lequel le citoyen puisse jouir de la liberté, de la dignité, du travail et de la justice sociale, et dans lequel le dernier mot revient au peuple au moyen d’ élections libres, démocratiques et transparentes, sans falsifications ni trucages - considère que la principale mission de ce gouvernement transitoire et provisoire consiste à :

  • sauver le pays, barrer la route à toute tentative de régression et de retour en arrière, éradiquer la corruption et rompre définitivement avec les séquelles de l’ancien régime ;

  • restituer au peuple l’argent de l’Etat que la mafia qui a régné sous Ben Ali a spolié ;


  • poursuivre en justice ceux qui ont ravagé le pays, y compris le président destitué, sa famille et tous ceux qui ont contribué à la destruction et au chaos après leur fuite ;

  • prendre rapidement des mesures concrètes afin d’assainir le climat politique et d’élargir la concertation à tous les partis, organisations et associations indépendantes, sans exclusive, afin de rassurer le peuple ainsi que les investisseurs et de rétablir la confiance dans le processus de réforme politique, économique et sociale, et assurer le retour de l’activité économique, à un rythme soutenu afin de garantir la stabilité et la sécurité du pays ;


  • prendre rapidement des initiatives pour accorder des dédommagements et des indemnités, procurer du travail et toutes autres mesures d’urgence afin d’alléger le poids de la pauvreté et des privations qui pèsent sur nos concitoyens dans les régions que le régime précédent a privées des conditions minimales d’une vie décente.

Soyons vigilants et critiques afin que le gouvernement soit au niveau des attentes du peuple.

Le Mouvement Ettajdid vous invite à le rejoindre pour protéger ensemble les acquis de la Révolution et continuer la pression, de l’intérieur du gouvernement et de l’extérieur, jusqu’à la réalisation de l’ensemble des exigences pour lesquelles s’est sacrifiée la jeunesse tunisienne.


Vive la Tunisie !
Vive le peuple tunisien et sa jeunesse !

Source: Ettajdid

Biographie des membres du nouveau gouvernement de transition. Partie 2

Ministre des transports : Yassine Brahim
Fondateur d'Ubitrade Tunisie (logiciels de finance de marché).
Directeur Général de GL Trade.
Directeur Général de Sungard Londres.

Ministre du Commerce et du Tourisme : Mehdi Houas
 
Ingénieur diplômé de Sup Télécom Paris.
PhD à l'Université de Californie, San Diego.
Militant de longue date des valeurs de la République.






Ministre de l’Éducation : Tayeb Baccouch

Enseignant chercheur à l'Université de Tunis depuis 1969.
Secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) de 1981 à 1984.
Il est directeur du journal Echaab de 1981 à 1985.
Président de l'Institut Arabe des Droits de l'Homme depuis 1998.
Titulaire d'un doctorat d'Etat en linguistique, Paris Sorbonne (1980).



 


Ministre de l’Agriculture et de l’Environnement : Mokhtar Jallali
Avocat, Militant des droits de l'homme.
Ex-dirigeant de l'Union Démocratique Unioniste (UDU).
Député de l'Union Démocratique Unioniste (UDU) élu dans la circonscription de Sidi Bouzid, de 1999 à 2004.


Ministre de l’Industrie et des technologies : Mohamed Afif Chalbi
 
Ministre de l'Industrie et des technologies depuis le 14 janvier 2010.
Nommé ministre de l'industrie, de l'énergie et des petites et moyennes entreprises en 2004. 
Ingénieur, diplômé de l'école centrale des arts et manufactures de paris, spécialité économie (1978).
Débute sa carrière à l'Agence de promotion de l'industrie (API).









Biographie des membres du nouveau gouvernement de transition. Partie 1

Le Premier Ministre a annoncé le remaniement du gouvernement le 27 janvier 2011.
Voici en quelques lignes les biographies de ses membres.


Ministre de la justice: Lazhar Karoui Chebbi

Diplômé de l'Ecole Supérieur de Droit de Tunis en 1954. Dans un premier temps greffier du Tribunal de Grande Instance de Tunis, il embrasse la profession d'avocat dès 1956. Deviendra bâtonnier de 1979 à 1983 et exercera son métier d'avocat jusqu'à sa nomination au ministère de la justice le 17 janvier 2011.







Ministre de la Défense : Abdelkarim Zbidi 


Professeur en Médecine et chercheur.
Doyen de la faculté de médecine de Sousse de 2005 à 2008.
Ministre de la Santé Publique du 23 janvier au 8 octobre 2001.
Président de l'Université du Centre (Sousse, Monastir, Kairouan) de 1995 à 1999.
Secrétaire d'Etat à la Recherche Scientifique et à la Technologie de 1999 à 2001.





Ministre des affaires étrangères : Ahmed Ouneis
 
Professeur de relations internationales à l'Université de Tunis.
Ancien Ambassadeur de Tunisie, nommé secrétaire d'Etat aux affaires étrangères dans le premier gouvernement de transition le 11 janvier 2011.











Ministre de l'Intérieur : Farhat Rajhi
Procureur général auprès de la Cour d'Appel de Bizerte jusqu'en 2009.
Président de la chambre criminelle à la Cour d'Appel de Tunis depuis 2009.



Ministre des Affaires Religieuses : Laroussi Mizouri

Docteur d'Etat en théologie, Université d'Ezzitouna.
DEA de l'université Paris IV en histoire moderne et contemporaine et en islamologie.
Directeur de l'Institut supérieur de Théologie depuis 2005.








Ministre du Développement local et régional : Ahmed Néjib Chebbi

Avocat et homme politique.
Dirige le Parti Démocrate Progressiste (PDP) de 1983 à 2006.
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Ministre de l'Enseignement Supérieur : Ahmed Brahim

Premier secrétaire du mouvement Ettajdid.
Se présente à l'élection présidentielle en 2009 sous la bannière de l'Initiative nationale pour la démocratie et le progrès (INDP).
Professeur de français à l'Université Tunis 1, à la retraite.
Participe à la fondation du parti Ettajdid en 1993.
Dirige la publication du parti, Atariq Aljadid, durant les années 1980, 1990.
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Ministre des Finances : Jaloul Ayed

Banquier, économiste diplômé de l'Université du Maryland (USA) en 1979.
Directeur général de BMCE Bank.
Compositeur de musique.






Les autres ministres seront présentés demain.

mercredi 26 janvier 2011

Les conditions posées par ETTAJDID pour sa participation au gouvernement provisoire

Le Mouvement Ettajdid a accepté de participer au Gouvernement afin de combler le vide politique qui menace la sécurité du pays et de préserver les acquis de la révolution du Peuple.
Et, conformément à l'engagement du 1er Ministre de séparer les institutions du pouvoir du RCD, le Mouvement Ettajdid pose le exigences suivantes :

1/ La démission immédiate, du RCD, de tous les Ministres appartenant à ce ce parti.

2/ Le gel de tous les avoirs mobiliers et immobiliers du RCD qui sont les biens du peuple tunisien.

3/ La dissolution des cellules professionnelles du RDC au sein de toutes les entreprises et administrations du pays.

Si ces exigences ne sont pas réalisées dans l'immédiat, le Mouvement Ettajdid révisera sa participation au Gouvernement.